IVAP — Principe d’Intervention Différée
Texte descriptif. Aucune injonction. Aucune promesse. Aucune personnalisation.
Nature de la doctrine
IVAP ne constitue ni une posture morale, ni une stratégie de retenue, ni un cadre idéologique, ni une méthode d’influence.
IVAP décrit une loi temporelle d’intervention observée dans le fonctionnement réel des institutions complexes.
Cette loi ne dépend ni des acteurs, ni des intentions, ni des désaccords de principe.
Chronologie institutionnelle observable
Dans tout système institutionnel :
- Le texte précède l’action ;
- L’action révèle l’usage ;
- L’usage fait émerger le risque ;
- Le risque appelle une sécurisation ;
- La sécurisation appelle une responsabilité.
Cette séquence n’est pas théorique. Elle est documentée par les pratiques administratives, juridiques, académiques et organisationnelles.
Positionnement IVAP
IVAP se positionne volontairement après l’apparition du risque réel, lorsque le fonctionnement du système a rendu visibles ses contraintes.
Toute intervention antérieure produit une valeur déclarative, non structurelle.
IVAP n’anticipe pas le réel. IVAP ne s’y substitue pas. IVAP s’y aligne.
Conséquence institutionnelle
La valeur institutionnelle n’est pas créée par l’intention, mais révélée par le décalage entre usage et reconnaissance formelle.
Plus un système fonctionne sans cadre explicite, plus la valeur silencieuse s’accumule, jusqu’au point où l’absence de sécurisation devient un risque.
IVAP n’accélère pas ce processus. IVAP ne le ralentit pas. IVAP devient légitime à son point de bascule.
Transmissibilité
IVAP ne requiert aucune adhésion doctrinale.
Un successeur n’a besoin que d’une règle opérable :
Ne jamais intervenir avant que l’usage ait produit le risque.
Cette règle est temporelle, binaire, observable, indépendante des individus.
Clôture
IVAP ne se discute pas.
Elle s’applique mécaniquement à toute organisation confrontée au temps, à la décision et à la responsabilité.
Les institutions ne débattent pas avec le temps. Elles s’y conforment.
